Le bailly-bouddha et la paix au village. Une histoire slovarque…

L’histoire se passe en Slovarquie, c’est à dire nulle part…Je la rapporte ici parce qu’elle pourrait tout aussi bien se passer à Bâchasse, notre petite ville

Ah mais le voilà

le voilà

voilà c’est lui là

c’est Vincent Mc Namara

qui s’dandine

qui dégouline

de sa berline slovarque

de grande marque.

Vincent se dirige vers la terrasse de la MallePoste

ensolleillée juste ce qu’il faut

cahin caha il y accoste

(ça prendra le temps qu’il faut)

il est suivi

la voilà la voili

il est suivi de la petite Zaza

qui le quitte pas, voyez vous za.

Mc Namara est de l’Eire

par sa mère

mais Zaza

on sait pas.

Notre village slovarque /a un monarque, c’est le bailly. C’est le bailly-à-vie, désigné le jour de ses douze ans, pour ses qualité de souplesse : il nous en faut un très très corruptible, très très souple et très très flexible, c’est l’critère. Notre bailly, c’est notre bouddha, voyez-vous ça les anciens se mettent en chasse très tôt ils en choisissent un dans les petites classes très tôt ils en choisissent un qui va rester petit petit souple souple longtemps longtemps. Après ça, le bailly règne à vie, en souplesse très flexiblement et même girouettiquement, c’est l’critère la corruption c’est en plus la corruption c’est comme un fluide ça irrigue tout notre bon village par la bande, par la bande des notables ça finit dans les coffres du bailly, qui redistribue enfin, pas tout parfait système, qui a fait ses preuves depuis si longtemps longtemps, souple souple fluide fluide infiniment corrompu et à vie faut c’qui faut.

Pour l’heure Zaza et Mc Namara sont à la MallePoste

Sont à l’aise peinards décontracting

viennent de tirer un coup sur un parking

c’est la berline qui veut za

et pis le beau cul de Zaza

Z’ont faim : razzia

sur la pizza

tant et tant que Zaza

on l’appelle maintenant Pizzaza

et Pizzaza est une trv’la

plutôt rigola

la trav’la

de Mc Namara

Mc Namara, lui, est fort viril

bien monté et spermophile

mais Pizzaza

on sait pas

Pensent qu’à za

z’aiment que za

mais négligent le flouze

qui rend jalouze

le village s’y était pourtant habitué à leurs parkings et au p’tit cul de Pizzaza le villarge/à l’esprit large sont heureux zon’t faim et ça les regarde après tout leurs p’tits coups décontracting et d’où vient l’argent on s’en fout leurs traffics ça les regarde après tout et la berline douk ça sort on s’en tape oui mais oui mais
oui mais le bailly notre bailly-bouddha lui i voulait savoir i voulait palper le-bailly-le bouddha
toussblé chez Mc Namara et sa Pizzaza c’était pas possible pour le-bailly-le-bouddha de notre villarge/à l’esprit large. En slovarquie quand y’a du blé le-bailly-le bouddha palpe touche et encaisse voila voilà c’est comme ça on vous l’a esspliqué tout à l’heure la paix sociale est à ce prix on transige pas avec ça faut que le bailly-le-bouddha palpe fluide et souple à vie qu’il palpe à vie, faut c’qui faut.

Pour l’heure le Bailly-le-Boudddha a envoyé ses nervis cueillir McNamara et sa Pizzaza à la MallePoste

Rien à faire faut qu’je touche

m’en mette plein les babouches

dit le bailly-le-bouddha

fauq la thune gonfle mon barda

McNamara pleura chouina

et ce fut Pizzaza qui barytonna

fulmina morigéna désaliéna

et finalement moyenna

Paye-toi en nature, bailly-bouddha

certes enrichis ton mandat

Mais paye-toi plutôt en nature

Tape-moi dans la souillure

casse mon petit pot

joue de mon pipeau

profite de McNamara

et de sa queue d’apparat

la berline est vaste

toi moi McNamara

On va se péter l’ballast

ah tu verras tu verras

Pour l’heure, à la MallePoste, le bailly le bouddha topa là, à la coquine proposition de pizzaza et de son McNamara le bailly le bouddha se fait payer en nature corrompre en nature emballer en nature : la berline-le cul-la queue : i’s’envoie en l’air plus que jamais/nous fous la paix, souple souple corrompu/du cul. Et faut considérer la fatigue, la bienheureuse fatigue, Pizzaza est très acceuillante, à l’irrésistible (mais profond) petit cul et Mc Namara est bien membré, jeune et assuré, tant et si bien que notre bailly touche plus terre, souple souple et fatigué, bienheureux, peut plus s’asseoir nous fous la paix le villarge a jamais si bien tourné et depuis des mois des années, rien de changé, tous les trois les voili les voilà décontractiing sur les parking à l’arrière le la vaste et accueillante berline slovarque nos trois héros s’en donnent à coeur joie hop la a hop lala : la corruption par le cul a été portée au réglement intérieur du villarge, et la souplesse des girouettes et le cul le cul de zaza a servi d’armoirie hop lala.

hop du balai